Escapade au pays…. suite…

Si vous passez par Gwen Ran (Guérande)…
Passez voir la collégiale de saint aubin et la chapelle dédiée à Notre Dame la blanche…
Voici quelques photos des quelques messages laissés sur les chapiteaux, bâtisphère,… par les « bâtisseurs »…
Pour qui sait lire bien entendu…
En quelques dates…

Saint-Aubin I

Un premier bâtiment est implanté sur le site actuel au vie siècle, d’après la tradition, sous l’égide du roi de Vannes Waroc’h II. Cet édifice religieux, probablement modeste, serait à l’origine de l’implantation urbaine actuelle. Les éléments le concernant ne sont connus que par des écrits tardifs et postérieurs, les fouilles du xixe siècle en ont peut-être révélé des éléments, mais leur imprécision ne permet pas d’autres interprétations.

Saint-Aubin II, la basilique de Salomon

Après la translation des reliques de Saint-Aubin d’Angers, un second bâtiment plus grand est construit à la fin du ixe siècle ou au xe siècle. Cet édifice sera très rapidement entouré d’un cimetière entre le xe siècle et le xiie siècle. Un des Sarcophages trouvé sous le chœur actuel, au niveau du chevet, au xixe siècle a été déposé dans la Chapelle Basse ou crypte de la Collégiale. Des éléments architecturaux de ce bâtiment ont été retrouvés dans les collatéraux explorés en tranchées pour vérifier la solidité des fondations avant la construction des voûtes et au niveau du chevet (base de pilier notamment, avec chapiteaux en réemplois), et un mur en fondation est attribué à ce bâtiment sous le mur nord du transept, découvert lors des dernières fouilles archéologiques.

Saint-Aubin III, la collégiale romane

Les incursions des Normands, aux conséquences importantes dans la région, obligent peut-être la reconstruction des bâtiments, en style roman tardif, ou la démographie de la ville et l’affirmation de sa puissance commerciale peut aussi être à l’origine de cette construction comme manifestation de prestige. Cette phase débutée après le milieu du xiie siècle se termine par la construction de la façade principale au xiiie siècle. Il s’agit probablement plus d’une extension avec une construction d’une nef élargie, que d’une reconstruction complète de l’édifice. Le chœur du xe siècle a probablement été conservé, au moins en partie. Le mur nord du chœur a probablement été reconstruit à la fin de ce cycle de construction. Le cimetière s’étend alors particulièrement au Sud du bâtiment, à l’emplacement de l’actuelle place Saint-Aubin, centre de la ville.

Éléments visibles de cette étape : 8 colonnes avec chapiteaux historiés dans la nef (7 des chapiteaux sont romans (xiie siècle), le 8e a été refait au xixe siècle à la suite de l’effondrement de la façade, voir infra), ainsi que des sculptures en réemploi xiiie siècle dans la façade actuelle.

Saint-Aubin IV, la collégiale gothique

Au xvie siècle : pose des vitraux de saint-Aubin et de Saint-Julien (gauche et droite du cœur), puis xviie siècle : pose du grand vitrail du couronnement de la vierge, au centre du chevet et enfin, le mobilier de l’église : stalles, autels, jubé (enlevé en 1804, et entré au Musée de Cluny à Paris (actuellement Musée national du Moyen Âge, N°inv. 1604) et depuis sa porte centrale est mise en dépôt au Musée de la Porte Saint-Michel), et aménagement de la Sacristie.

La légende de Saint-Aubin

La milice de Guérande face aux Normands en 919 – in : « Vie de Saint Aubin », manuscrit du xie siècle, BNF

De nombreux édifices et sites religieux portent le nom de Saint-Aubin. Aubin d’Angers vivant au vie siècle serait originaire du Pays Guérandais. Reconnu pour sa grande piété, il accède au rang épiscopal d’Angers entre les années 530 et 550, et ce jusqu’à sa mort. En réalité, Saint-Aubin serait à l’origine d’un miracle qui eut lieu à Guérande.

Selon la légende, les Vikings arrivent à Guérande en 919 bien décidéS à piller et détruire la cité. Les Vikings étaient réputés cruels et violents mais en face les Guérandais, trop peureux pour aller se battre, décidèrent de se réfugier dans la collégiale. Ne sachant plus quel saint à qui se vouer, ces derniers décidèrent de se tourner vers Saint-Aubin. Grondements et tonnerres dans les cieux, un chevalier blanc descend du ciel et harangue les habitants pour qu’ils reprennent courage (dans les textes, la légende oppose les Guérandais, chrétiens, aux Vikings qui sont eux des païens). Les habitants reprennent les armes et chassent les Vikings de la région sans aucun seul mort dans leurs rangs. Plus tard, ils voulurent remercier ce chevalier blanc mais il avait disparu. On en déduisit donc que ce fut Saint-Aubin qui sauva les Guérandais de la destruction.

Source wikipedia