Scoop : Obélix aurait pu être asiatique…

Nul doute que prochainement des menhirs factices “made in China”, feront leur apparition…
Mais voici une information quelque peu étonnante, qui nous rendra surement un peu plus compréhensifs si la Chine se met à nous vendre ce type de produits : On considère souvent que les menhirs, dolmens, pierres levées et autres mégalithes seraient une “marque déposée” Européenne, ou celte…
Cependant il n’en est rien !

C’est, certes, la Bretagne qui détient le record du nombre de mégalithes sur son sol et c’est dans cette région que l’on trouve les mégalithes les plus anciens, d’après les dernières recherches scientifiques, ce qui impliquerait que c’est de là qu’est née cette culture qui se serait répandue ensuite dans toute l’Europe.

Mais tout comme au Moyen-Orient (les obélisques d’Egypte, …), en Amérique Centrale (Mexique, Pérou, Chili…) et même en Afrique (Ethiopie), on trouve aussi des traces assez troublantes de ces pierres en Asie, (surtout Mongolie, Corée, Japon) ! Là-bas aussi, longtemps avant JC, on érigeait des pierres, de façon étonnamment semblable à nos chers menhirs bretons…

Le mégalithisme asiatique a semble-t-il peu attiré l’attention des archéologues. Il est pour cela moins bien connu et s’il paraît relativement riche au Proche-Orient et dans le Caucase, il n’a guère fait l’objet de recherches approfondies récentes en Asie. Voici cependant quelques éléments d’information issus de diverses sources :

En Corée : Sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa

La Corée aurait l’une des plus fortes concentrations de dolmens dans le monde, avec plus de 30.000 représentant (entre 40% et 50% du total mondial ?) : Les cimetières préhistoriques de Gochang, Hwasun et Ganghwa abritent des centaines de dolmens – sépultures faites d’énormes dalles de pierre datant du Ier millénaire av. JC.

Plus d’informations ici : https://whc.unesco.org/fr/list/977/


Au Japon :

Ishibutai, Japon

«Une étude détaillée a été faite sur la construction de la tombe mégalithique japonaise de Ishibutai; ce qui est loin d’être le plus grand de mégalithes japonais, mais est certainement l’un des plus grands tombeaux. Le kofun d’Ishibutai est une tombe de type yokoana (横穴) corridor. La chambre intérieure fait 7,5 m de long, 3,4 m de large et 4,8 m de haut. Il se compose de 30 pierres de 4,7 m sur 3,5 m et 7,7 m. De petits canaux de drainage courent le long de l’est, du nord et de l’ouest de la tombe. Ils ont été construits pour drainer d’eau sur le côté nord de la tombe afin d’alimenter le sud dans le canal de drainage peu profond dans l’entrée du kofun.
Le kofun d’Ishibutai est surtout remarquable pour les mégalithes qui forment le plafond de la tombe. Celui-ci en compte deux, l’un au nord et l’autre au sud. Le mégalithe du nord pèse environ 60 t et la pierre plus grande vers le sud approximativement 77 t.


En Indonésie, Inde et Mongolie


Mégalithe rituel indonésien (photographie prise vers 1915).


Mongolie :Site mégalithique près de Mörön(Mongolie).

 

En Inde, les monuments mégalithiques datent du IIe millénaire av. J.-C.jusqu’à la moitié du Ier millénaire av. J.-C. Les dolmens les plus à l’est, en Corée, sont du Ier millénaire, et au Japon du VIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle av. J.-C. En Asie centrale, en Sibérie et en Mongolie, les pierres de cerf sont datées de la fin du IIe millénaire av. J.-C. et du Ier millénaire av. J.-C., elles sont attribuées à des cultures indo-européennes comme la culture d’Andronovo et ses annexes et descendants comme les Scytes qui élèverons également de nombreux menhirs anthropomorphes.
En Indonésie, la production à partir de carrières de mégalithes, parfois très décorées, faisait encore partie des traditions culturelles de l’île de Nias au siècle dernier. Il y avait des statues de pierre, des bancs de pierre pour les chefs et des tables en pierre pour exercer la justice. Des mégalithes étaient aussi nécessaires à la commémoration de défunts de la noblesse afin qu’ils puissent rejoindre leurs pieux ancêtres dans l’au-delà. L’érection d’une telle pierre préludait à un festin rituel. La photo ci-dessus présente une de ces pierres rituelles, tirée (vers 1915) sur une pente. L’histoire locale veut que 525 personnes aient, en trois jours, érigé cette pierre dans le village de Bawemataloeo.

 


Le secret des mystérieuses pierres à cerfs de Mongolie


Récemment ouverte aux recherches archéologiques, la steppe mongole a livré des centaines de stèles ornées (ci-dessous, à Nuramtyn Uzüür), dispersées sur un territoire grand comme trois fois la France. Les plus vieilles auraient été dressées par des populations nomades 1200 av. J.-C.
Des monolithes hauts de deux à quatre mètres qu’enveloppent en spirales de somptueuses gravures de cervidés. Les habitants de la région les appellent les « pierres à cerfs ». Un premier examen révèle un délicat travail d’incision. Les frises d’animaux taillées à fleur de pierre s’enroulent en volutes hélicoïdales autour de blocs de granite, de basalte ou de grès.

La Mongolie, enclavée entre la Russie et la Chine, est un nouveau territoire d’exploration pour les archéologues occidentaux. Il a fallu attendre 1991 pour que l’ancien pays du « Loup Bleu », le célèbre Gengis Khan (1167-1227), fondateur du plus vaste empire de tous les temps, se rouvre au monde après deux siècles de domination mandchoue (1691-1911) et quatre-vingt ans d’encombrante tutelle russe.
Depuis lors, plus de sept cents stèles, certaines levées, d’autres couchées, ont été localisées dans les dix provinces mongoles, ainsi que dans les républiques russes de Bouriatie et de Touva.

En 2001, les travaux d’une équipe américaine du Smithsonian Institute menés dans la région du lac Hövsgöl, plus au nord, ont révélé que leur origine se situe aux alentours de 1200 av. J.-C.
D’ouest en est de la steppe, la réalisation des « pierres à cerfs » obéit à un protocole immuable. Les figures sont invariablement reproduites selon une même séquence. Tout d’abord, gravées à la base de la stèle, des représentations d’armes: poignards, arcs, boucliers, haches. Puis, juste au-dessus, s’étirant de toute leur ramure, les cervidés. Style commun à toutes les civilisations de la grande steppe, telles que chez les Scythes d’Ukraine.
Bois déroulés, corps allongé, long museau en forme de bec d’oiseau – d’où le nom de « cerfs à becs »donné par les spécialistes: les ongulés semblent s’élancer vers la voûte céleste.

Le mystère des Barbares hurleurs
Du IVe siècle av. J.-C. au IIe siècle de notre ère, des peuples de cavaliers fondateurs du premier empire nomade de Haute Asie que les Chinois appellent « Xiongnu », « Barbares hurleurs », créent une confédération qui sème la terreur dans toute la steppe et la plaine centrale chinoise. Redoutée la puissance de leur cavalerie qu’évoque le Thucydide chinois, l’historien Sima Qian (vers 145-86 av. J.-C.), fit trembler l’empire Han.
C’est pour se protéger des ces « Chasseurs d’aigles », que fut construite la Grande Muraille. La question de l’origine de ce peuple, appelé Khunnu par les Mongols, n’a toujours pas été élucidée. Elle constitue encore une des énigmes de l’archéologie.

 

Voir :

http://www.voyage-mongolie.com/secret-mysterieuses-pierre-cerfs-mongolie/

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/planete-geo/planete-geo-menhirs-d-asie-centrale_2254153.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_%C3%A0_cerf


En Chine :

En Chine, de nouvelles civilisations antiques sont régulièrement découvertes. Ici une arche de pierre taillée qui peut porter le nom de dolmen. Ce dolmen sculpté est l’emblème de la culture Hemudu. Elles couvrent une période de 2 millénaires, depuis la fondation du premier niveau il y a 7000 ans jusqu’au quatrième niveau qui s’achève il y a 5000 ans. Les campagnes de fouille ont exhumé près de 8000 objets culturels. Bien d’autres reliques très antiques attestent la présence de civilisations oubliées. Mais les autorités chinoises sont jalouses de leurs trésors. Il y a un siècle, on ne savait rien du peuple Hemudu, dont la civilisation a pourtant duré deux mille ans. Cette culture n’a été découverte qu’en 1973 : 2800 m2 de vestiges exhumés lors des deux premières campagnes de fouilles.
Vieilles de plus de 7000 ans, ces ruines ont révélé l’existence d’une culture unique et très antique. Les vestiges Hemudu couvrent à présent une surface de 40.000 m2 sur quatre niveaux, qui correspondent à des cultures reliées entre elles.

http://eden-saga.com/pyramides-dasie-et-doceanie.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-spheres-megalithiques-chinoises.html


Il semblerait donc que la « culture des menhirs et dolmens » ne soit pas réservée à l’Occident.

Une question reste encore en suspens et n’a toujours pas trouvé de réponse de la part des spécialistes : Quelle que soit la culture ou le pays où ces pierres ont été érigées, comment donc ces blocs, parfois de plusieurs centaines de tonnes, ont il été érigés ? Avec quelles technologies, supposées archaïques, les peuplades primitives qui occupaient ces contrées ont elles pu non seulement redresser, mais également déplacer parfois sur plusieurs kilomètres, et superposer ces immenses blocs de pierre ?

Le mystère reste entier !